Cascais une ville tournée vers la mer

Cascais a toujours été orientée vers la mer. Sa géographie – une baie relativement protégée et une grande diversité de ressources marines, notamment de poissons – en a fait un refuge naturel et un important centre de pêche. Ses habitants se sont toujours nourris de la mer, et c’est de la mer que ce territoire, dont le statut de ville remonte à 1402, tire son nom : des auges en bois appelées casqueiros recouvraient autrefois la célèbre plage de Ribeira (ou dos pescadores, « des pêcheurs »), et servaient à l’infusion des coquilles et des feuilles de pistachiers lentisques (« arbres à mastic ») dont les pêcheurs se servaient pour durcir leurs filets. Cette identité locale associée à la pêche existe toujours.

Au cours des siècles, la côte entre Carcavelos et le cap de Roca fut la scène d’importants événements historiques. Des fortifications maritimes – actuellement l’image de marque de la municipalité de Cascais – furent notamment bâties par dizaines. Celles de la côte d’Estoril (anciennement appelée côte de Saint-Antoine) étaient des éléments-clés des défenses de Lisbonne et du banc du Tage. Les différents paysages de ces 30 kilomètres de côte permettent aux visiteurs de profiter à la fois des plages et de l’intérieur des terres, et sont un haut lieu historique du tourisme et du monde de la mer. Cascais, « Terre des rois et des pêcheurs », a fait partie des vacances de la famille royale portugaise dès 1870, ce qui lui a permis de devenir une des stations balnéaires les plus belles et les mieux équipées du pays. Au début du XXe siècle, la ville a vu la naissance d’une architecture estivale à la fois exotique et ostentatoire qui fait maintenant partie du patrimoine et est très appréciée des touristes. Dans les années 1930, la région, qui portait alors de nom de « Costa do Sol », fut reliée à Lisbonne par la « Route marginale », une route panoramique longeant la côte et permettant de rallier la capitale en 20 minutes. Aujourd’hui encore, Cascais s’impose comme un havre de beauté et de tranquillité aux portes de l’Atlantique.

Située sur la péninsule de Lisbonne, Cascais est entourée par la mer à l’ouest de l’estuaire du Tage, entre Serra de Sintra et l’océan Atlantique. Le vent dominant du nord-nord-ouest, qui souffle plus fort pendant l’été, rafraîchit la surface de la mer, l’enrichissant ainsi en nutriments et permettant le développement de planctons et de poissons. C’est pour cette raison que la mer de Cascais peut se vanter d’une grande diversité d’organismes et d’habitats marins. Ses vastes plates-formes rocheuses servent de refuge à plus de 80 espèces – dont notamment des sparidés, des gobiidés et des congres. Cette biodiversité est protégée sur une longueur de deux kilomètres entre les plages de Parede et de São Pedro do Estoril et sur une distance d’un quart de mille nautique du bord. Cascais possède la première zone maritime protégée du Portugal placée sous gestion municipale – preuve que la ville possède les capacités techniques et politiques requises pour la protection des océans.

Sachant que, pour conserver, il faut tout d’abord connaître, en savoir plus sur la mer de Cascais aura été un pari. À Cascais, la qualité de vie est inséparable de celle de la mer. Suivant les lignes directrices européennes pour une stratégie de gestion intégrée des zones côtières, et considérant la nécessité de définir des politiques à suivre en matière de promotion de la durabilité de biens et de services et de la conservation d’écosystèmes aquatiques afin d’assurer un bon niveau écologique et environnemental, Cascais a mis en œuvre une étude de base qui a rassemblé des informations scientifiques solides sur la structure et le fonctionnement de ces écosystèmes. Le programme « AquaSIG » de surveillance des côtes, par exemple, est en place depuis 2008, en partenariat avec MARE, le Centre pour les sciences marines et environnementales. Ce lien a été particulièrement fort avec le pôle de recherche du Laboratoire maritime installé dans le fort de Nossa Senhora da Guia, qui travaille dans les domaines de l’écologie et de la physiologie expérimentale sur les conséquences physiologiques du changement climatique sur les organismes marins. Cascais se prépare également à devenir une ville plus résiliente d’ici à 2030. Cet objectif fut unanimement adopté en septembre 2017 sur la base d’un processus de planning stratégique et de recherche collaborative et participative – le plan d’action pour l’adaptation aux changements climatiques « Cascais 2030 » – qui identifie 13 mesures à prendre intégrant 80 actions devant être mises en œuvre d’ici à 2030. À partir de scénarios climatiques pour la région, ce plan envisage des mesures qui rendront la municipalité plus résiliente au changement climatique. Il s’agit d’un défi de poids pour Cascais, un défi qui fait non seulement appel à la collaboration des employés de la municipalité, mais également à celle de ses partenaires et de ses citoyens eux-mêmes.

Sara Saraiava

Responsable pour l’environnement au service de communication de la ville de Cascais.

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